Conseil municipal du 1er octobre

Cette année, encore, il est demandé une très forte augmentation des tarifs de la chaufferie pour couvrir les besoins de financement de fonctionnement.
En ces temps de crise énergétique, tous les efforts doivent être faits pour maîtriser les augmentations.
Cette très forte hausse ne nous convient pas car toutes le pistes pour la limiter n’ont pas été explorées.
Nous avons voté contre cette délibération.
Il nous est demandé de voter une très forte augmentation des tarifs du VER : +5 % sur la consommation (R1) et +7 % sur l’abonnement (R2)
Tout d’abord pour être bien sûr de ce que l’on vote, le R1 en HT montre bien une augmentation de 5 %. Le TTC montre une augmentation de 9 %. C’est probablement une erreur. Nous partirons du principe qu’il est effectivement demandé de voter une augmentation de 5 % et non 9 % et vous laissons faire la correction.
5 % et 7 %, c’est une très forte augmentation. Et là, il ne s’agit pas d’investissement mais de fonctionnement qui se cumule d’année en année.
En 2024 +5 % (plusieurs fois l’inflation) ; en 2025, +5 % avec le prix du gaz figé. Cette augmentation devait combler le déficit antérieur. Cette année, de nouveau une augmentation de 5 % et 7 %, deux fois l’inflation.
Ce qui amène environ +16 % sur R1 et +18 % sur R2 en cumul sur 3 ans. Que sur du fonctionnement, sans investissement visant à réduire cette trajectoire à terme.
Rappelons qu’au-delà des chiffres, il y a des voreppins derrière, qui payent leur chauffage et eau chaude. En ces temps de crise énergétique, tous les efforts doivent être faits pour maîtriser les augmentations.
On pourrait être tenté de se rassurer en se comparant aux autres communes. Après tout, Voreppe a des tarifs plus bas que les autres chaufferies du pays Voironnais.
Ce n’est pas une raison acceptable.
Ce n’est pas parce que les tarifs d’autres communes sont plus élevés que les nôtres doivent le devenir. (d’ailleurs avec l’augmentation proposée, on deviendrait plus cher que Voiron sur le R2 – 81,47 € vs. 78 €)
Nos tarifs sont plus bas parce que nous avons choisi une régie publique, sans marge, autofinancée par ses usagers. Ce n’est pas une rente à consommer de 5 % en 5 %. Le comparatif avec nos voisins mesure combien de temps nous mettrons à les rejoindre.
Le besoin de financement supplémentaire de fonctionnement de la régie est 30 000 €.
Ce besoin est composé de l’inscription d’une non recette de 12 000 € que l’OPAC versait pour la chaufferie de Volouise. Il apparaît que la convention s’est arrêtée et n’a pas été renouvelée, car il est envisagé le rachat de la chaufferie de Volouise pour les travaux évoqués lors de la décision modificative vue tout à l’heure.
Pourquoi accepter une non recette tant que l’opération n’est pas avérée ? Pourquoi ne pas poursuivre la convention comme cela se fait depuis des années pour assurer les ressources tant que l’opération Volouise n’est pas concrétisée ?
Le besoin de financement ne serait alors que de 18 k€ au lieu de 30 k€. Pratiquement deux fois moins. Ce qui amènerait à des taux de l’ordre de 3 % et 4 %
Et même là, cela reste encore très élevé.
Le prix du gaz (élément le plus volatile de la structure tarifaire) étant figé, cette augmentation est pour l’essentiel due aux clauses de révision tarifaire du prestataire.
Nous proposons depuis plusieurs années d’étudier le passage en Régie intercommunale, qui profiterait à toutes les chaufferies de la CAPV (et pas seulement un groupement de commande comme c’est envisagé). Le Pays Voironnais a montré qu’il était très concurrentiel sur la gestion des régies intercommunales face à des prestataires (eau, assainissement, déchets) et tout le monde y serait gagnant (… sauf les marges des prestataires)
Pour conclure, tous les efforts ne nous semblent pas faits pour minimiser l’augmentation proposée. Nous voterons contre cette délibération.
