Tribune de novembre 2026
Le budget 2027 impose des choix et la tentation peut être grande de réduire les dépenses dont les bénéfices ne sont pas immédiatement visibles.
La question du maintien du poste de conseiller numérique en est un exemple.
Environ 30 % des Français sont en difficulté face aux compétences numériques : administration, recherche d’emploi, rendez-vous chez un médecin, suivi de la scolarité, etc.
Depuis 2021 à Rosa Parks, un conseiller numérique à mi-temps, formé et tenu au secret professionnel, accompagne les Voreppins dans leurs démarches administratives et organise des ateliers collectifs (par ex. sur les arnaques en ligne).
Or, le cofinancement de ce poste par l’État prend fin cette année. Faire le choix de le conserver, c’est faire le choix d’œuvrer à l’autonomie de chacun dans la vie quotidienne qui est indissociable des outils numériques.
De plus, la place des écrans, des réseaux sociaux et leurs conséquences sur la santé mentale, le développement du langage des petits, la perception du vrai et du faux, entre autres, sont des sujets majeurs de société. En lien avec le service enfance-jeunesse, la MJC et les associations locales, le conseiller numérique pourrait animer une action de prévention cohérente, au plus près des habitants.
Maintenir et renforcer ce poste, c’est faire le choix d’une dépense utile aujourd’hui pour de vrais gains demain. C’est s’engager sur une question qui n’est pas que budgétaire. C’est faire du numérique un outil d’émancipation.
À ce jour, aucune garantie n’est donnée sur le maintien de ce poste.
