Non, un choix vital d’intérêt général !
Comment nous sentons-nous après plusieurs jours à plus de 38° en journée et des nuits trop chaudes pour que nos corps récupèrent ?
Comment nous sentons-nous face à ces torrents d’eau qui dévalent nos rues, entrent dans nos maisons…. ?
Quels sont les impacts financiers sur nos budgets personnels et ceux des collectivités ?
Quels impacts sur les prix de notre alimentation quand les récoltes sont détruites suite à des gelées tardives, ou des mois sans eau ?
Nos conditions de vie, de travail, nos déplacements, nos dépenses quotidiennes sont déjà affectées par ces changements. Sans compter le stress que cela génère dans notre vision de l’avenir.
Des solutions positives et non coercitives existent et c’est de la responsabilité des pouvoirs publics, à tous les niveaux, d’engager ces changements.
Adapter nos communes pour que chacun puisse mieux vivre ces réalités est possible.
Et la nature est notre alliée dans ce changement.
Planter des arbres ce n’est pas un gadget, c’est une nécessité, c’est préparer notre avenir.
Un exemple d’action que nous proposons pour mieux préparer notre commune aux enjeux climatiques :
Développer de véritables îlots de fraîcheur, en renforçant les aménagements végétalisés des espaces publics et des rues. Rajouter des arbres en bord de Roize, reprendre certains aménagements trop minéraux comme par exemple la place Geneviève De Gaulle-Anthonioz, l’espace de « sport pour tous » ou les terrains de boules à Pignéguy.
Des îlots de fraîcheur, mais pas que. Ils permettront aussi de…
… créer des espaces de rencontres, avec des bancs, des tables en zones ombragées et des équipements de détente accessibles à tous.
Nous venons de perdre 12 ans par des choix de planter du décoratif plutôt que de privilégier l’ombrage. Il est temps de décider de faire autrement. Il est temps d’agir et non de subir.
Changeons !
Quelques exemples de réalisations durant ces dernières années
La promenade de Roize

25 arbres abattus alors que seulement 7 le nécessitaient selon l’expertise réalisée.
Nous avions demandé en commission que l’on fasse des coupes et plantations progressives. Pour continuer d’avoir un espace ombragé en attendant que les nouvelles plantations puissent s’épanouir.
Le choix de la majorité a été de faire une coupe rase.
Les essences choisies et surtout la faiblesse des plantations d’arbres sur tiges côté sud de la voie verte, ne permettront pas un ombrage qualitatif. Les bancs installés ne seront jamais à l’ombre, même après 20 ans.
L’allée de la Maladière

Transformation de la rue de la gare en voie verte reliant l’Arrosoir à la gare : un aménagement avec des bancs, mais sans ombre.
Le pôle gare

Le parvis de la gare a été réaménagé mais aucune nouvelle plantation n’a été prévue, ni aucun ombrage au niveau des abribus.
La place Anthonioz de Gaulle (avenue Chapays)

Une place récente dans un nouveau quartier qui aura, à terme, quelques 500 logements sans parc public de proximité.
L’argument donné par la majorité pour avoir aménagé une place aussi minéralisée, c’est d’avoir de l’espace pour faire des animations.
Il était pourtant possible de densifier les plantations et d’avoir un espace plus ouvert. D’autre part, rien n’empêche de faire des animations sous les arbres.
La maternelle Debelle

Une école toute neuve avec une cour vraiment très minérale.
Les terrains de boules à Pignéguy
Lorsque l’on a fait remarquer qu’il était dommage de n’avoir pas travaillé une implantation des terrains avec des plantations d’arbres, on nous a répondu que les boulistes avaient l’habitude et mettaient des casquettes (sic!).
On peut ajouter dans cette non réflexion sur le confort d’usage, l’implantation récente de l’espace multi-activités.

Quartier des banettes – Rue Saint-ours

Plusieurs arbres ont été coupés et non remplacés
